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  • : Les libraires se cachent pour mourir
  • : Un libraire se livre (oui bon...). Les doutes, les joies, les peines et les découvertes sans cesse renouvelées dans ce milieu merveilleux. Ou alors c'est simplement le quotidien d'un mec qui lit des Bds et qui est payé pour ça
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 00:25

Il est un sujet que je n’ai pas encore abordé. Un sujet primordial. Un sujet que tout commerçant (et petite vieille) redoute. Un sujet qui ne fait pas rire dans les chaumières, un sujet sérieux, un sujet qui peut mettre en branle toute l’économie non souterraine.

 

Ce sujet, c’est…LE VOL !

Et là je ne parle pas du vol gracieux de la grue cendrée suédoise, mais bien des actes de vol à l’étalage répréhensibles par la loi. En fait, pour bien illustrer mon propos, je devrais passer le petit clip qu’ils insèrent au début des Dvds (généralement achetés, d’ailleurs) pour nous expliquer que télécharger ou copier un film, c’est le mal absolu, c’est comme voler les oranges d’une grand-mère qui viendrait de finir son marché, ça se fait pas, vous avez pas honte d’agresser des grands-mères simplement pour assouvir votre besoin de culture ? Voyous.

 

Je montrerais donc ce clip et je dirais voilà, fin de la démonstration. Car je n’ai aucune anecdote sur le sujet. Nichts. Nada. Que dalle. C’est pourtant pas bien compliqué de glisser un manga dans son sac, surtout quand une complice attire mon attention en me proposant des granolas, mais il faut croire que je baigne dans un océan d’honnêteté. Il faut dire que je montre l’exemple, n’ayant moi-même jamais subtilisé quoi que ce soit dans un magasin (ou alors sans faire exprès, mais ce sont des choses qui arrivent, c’est pas ma faute si je suis un peu tête en l’air), n’ayant jamais subi cette pression de groupe qui peut nous faire faire de joyeuses conneries pendant l’adolescence (ah si, j’ai emprunté ad vitam eternam le 5 Majeur #2 (avec Jordan en couverture) au marchand de journaux qui avait pas choisi le bon moment pour s’absenter. Plus par défi qu’autre chose, pour voir ce qui allait se passer. Réponse : rien. Nada. Que dalle. Mais je n’ai pas profité de mon magazine autant que je l’aurais pensé. Ça doit être ça, le capitalisme. Voleurs de communistes qui veulent tout partager et nous empêcher de vraiment profiter des choses).

 

En plus, j’espère secrètement que l’un d’entre eux tentera le coup (c’est l’effet pervers de ce blog, il me faut des anecdotes). Si possible un pas trop costaud, que je puisse l’intercepter en lui disant ‘dis donc toi’ plutôt que ‘heu pardon je…heu…il est à vous ce manga ?’ (il me faut des anecdotes, mais des anecdotes dont je suis le héros glorieux, sinon ça sert à rien, autant retourner au journal intime papier avec cadenas et feuilles roses). Je leur laisse un boulevard, je leur permets d’aller au fond du magasin avec leurs sacs, d’y aller en groupe agglutinés les uns aux autres, je les regarde à peine, je fais même semblant d’être occupé, mais rien n’y fait.

 

La seule chose qu’une cliente m’ait volée, c’est un autre client.

Il me demande conseil en manga, et elle, pimbêche et juste derrière prend ça comme une autorisation de se mêler à la conversation et jouer au libraire à la place du libraire (oh je le comprends, c’est vrai que c’est grisant que d’être à ma place ne serait-ce que quelques instants trop courts dans une vie déjà trop longue).

‘Je ne sais pas si vous connaissez, mais vous devriez essayer Angel Heart, j’adore Hojo’, répond la pie qui braille, me coupant dans mon élan gracieux.

‘Oui c’est vrai que c’est une bonne série, mais monsieur voulait du médiéval, des sabres et des samuraïs, il risquerait d’être déçu’ (je sais être sarcastique ET poli)

‘Sinon y’a Cat’s Eye, en plus ils les rééditent’

 

Y’a pas à dire, c’est un métier.

Bon, et si je laissais traîner un koala par terre, pour voir ce qui se passerait ? Je vois pas bien qui résisterait à un koala. Moi si je trouvais un koala par terre, je regarderais à droite, à gauche, en l'air et le prendrais sous le manteau pour lui filer des pousses de soja ou de bambou (je confonds peut-être).

ça devrait occuper mon mercredi.

Hier: Abattoir 5 (Vonnegut)

Aujourd'hui: Les monades urbaines (Silverberg)

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Published by Le libraire en question
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commentaires

jo 27/03/2009 16:43

Bah si vous ne pouvez pas parler de vole, c'est que vos voleurs sont bon, CQFD.
Où alors ils savent qu'il faut voler à la fnac et pas chez sont libraire, car les droit d'auteur sont quand même compté?

Le libraire en question 27/03/2009 16:55


nan, je le verrais à l'inventaire, et je connais mon stock d'occaz par coeur, je saurais ce qui manque

par contre je vois pas trop le rapport avec les droits d'auteur donc je vais juste répondre: heu d'accord


Matilou 27/03/2009 15:02

Quand le carillon fait ding-dong, il attire les doux dingues...

Cécile de Quoide9 27/03/2009 12:08

bah, si ça peut te faire plaisir, je veux bien jouer le jeu et en plus je ne cours pas vite du tout et je ne suis absolument pas costaude (voir photo sur mon blog)

Benjh 25/03/2009 19:10

Quel version? Je parie sur Alan Parson project, l'original, mais Noah en a fait une tres bien aussi!

Le libraire en question 25/03/2009 19:33


J'espere que c'est Noa et pas Noah, sinon j'en ai des sueurs d'avance.
mais vouip, Alan Parsons project, en effet


Sarah 25/03/2009 18:41

Reddef (s'il repasse par ici, sinon tu fais suivre hein Libraire (j'vais te donner un nom... mmh... Louis) donc Louis, merci) -> suis difficile en matière de bouquins, en dehors de Welsh j'ai pas d'auteur fétiche et encore moins de genre préféré, à moins que t'arrives à trouver ce qui lie un jour mes bouquins d'amour que j'ai aimés, suis pas un cadeau au moment de Noël niveau littérature, on sait jamais quoi m'offrir, alors on me donne des sous que je préfère dépenser autrement, je sais c'est triste...