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  • : Les libraires se cachent pour mourir
  • : Un libraire se livre (oui bon...). Les doutes, les joies, les peines et les découvertes sans cesse renouvelées dans ce milieu merveilleux. Ou alors c'est simplement le quotidien d'un mec qui lit des Bds et qui est payé pour ça
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 23:47

Rien de tel pour vaincre les microbes qu’un bon gros bordel dans la boutique (un bordel organisé avec des cartons hein, pas un bordel illégal avec des prostituées, ça c’est moins bon pour les virus). Et rien de tel pour foutre le bordel que de dépasser son encours auprès d’Hachette, histoire qu’ils bloquent mon office et que je le reçoive avec une semaine de retard.

Pile le même jour que l’office de la semaine suivante.

Pile le même jour que l’OP Filles de soleil que je me demande toujours pourquoi je la fais mais que bon ça fait plaisir aux clients aux goûts douteux.

Pile le jour que choisit mon téléphone pour sonner toutes les cinq minutes pour me demander, entre autres, si je suis bien ouvert pendant les vacances.

Pile le jour que choisit le transporteur pour ne surtout pas venir chercher les dix cartons de retours qui encombrent la boutique.

Pile le jour qu’a choisi mon apprentie pour déclarer forfait pour cause de virus à elle.

 

Bref, c’est le bordel, il faut s’agiter (non, toujours rien à voir avec d’éventuelles prostituées), se servir du cutter (vous voyez ?), faire des piles pas trop voyantes dans lesquelles ne pas se prendre les pieds, bien séparer les colis pour pas se mélanger les pinceaux des BL, s’occuper des clients qui profitent des vacances pour me serrer la pince (mais comme j’étais parti titi…) et évidemment prendre le temps d’une dernière réflexion sur le temps qui passe et les petits riens qui apportent l’effervescence nécessaire pour illuminer le sel de la vie iodée (autrement dit : vivement le printemps). Et à force d’agitation, le corps il s’enflamme et rougit et se met à bouillir et c’est comme ça que les virus ils jettent l’éponge tels un homard plongé dans l’eau chaude alors même qu’il pensait avoir enfin trouvé un foyer accueillant tellement les gens derrière l’aquarium avaient l’air de le vouloir pour la vie (je sais pas trop si en France on choisit son propre homard comme on choisit un chiot, je vais rarement dans ce genre de restaurant, mais on le voit souvent dans les séries Américaines, et les Américains ont toujours une longueur d’avance sur nous, donc bon).

 

Donc merci Hachette d’avoir baissé sauvagement mon encours sans me prévenir, ça m’a probablement sauvé la vie (car oui franchement je le sentais pas trop, j’étais déjà en train de préparer la nécro à envoyer à tous les médias, de facebook à copains d’avant qui relaieront auprès de l’afp). Bon par contre, si je puis me permettre une légère objection, si on pouvait éviter de me faire rater les sorties mangas pile la semaine avant les vacances, j’aimerais autant, car après les sagouins ils vont tout acheter au supermarché avec maman avant d’aller au Flunch (y’a des haricots verts à volonté, je vois pas bien qui ne voudrait pas aller manger au Flunch, surtout que parfois on peut avoir la chance de croiser Flunchy) plutôt que de venir les chercher sagement à la librairie avec leur argent de poche vaguement mérité.

 

J’ai fait exprès de laisser encore un peu de bordel, de retours en retard, de piles de ci de là, histoire de me mettre la pression pour demain matin, que je terrasse une bonne fois pour toute le homard qui me ronge et qui me pince les sinus (je trouve ça un peu puéril, perso, et un brin dégueu).

 

 

Forcément, mon rythme de lecture en a pris un coup, mais j’ai lu Sur les ailes du chant, de Disch, qui est assez chouette sur un thème SF intéressant, ainsi que Les lamentations du prépuce, d’Auslander, qui est plutôt rigolo même si bon, c’est de l’archi déjà vu. Et là j’hésite pour la suite, j’ai Anna Karenine, Infinite Jest ou pourfendeur de nuages en gros pavés à lire et I, Claudius et White Teeth en outsiders…

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Published by Le libraire en question
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commentaires

Liceal 25/02/2010 19:04


J'ai cherché son nom, et oui, histpire de pimanter mon après-midi.
Il s'appelle Sébastien, c'est très perturbant. Le poisson, lui, a droit à Polochon, mais le Homard c'est Sébastien.
Encore plus dérangeant maintentant qu'il à un nom. Sébastien le Homard. yark!


liceal 24/02/2010 20:38


Tu dois être le seul. je n'ai jamais vu la petite sirène. Il y a trop d'eau

Le charisme n'est pas génaile c'est vrai. Il pourrait être juste un faire-valoir.
Ou alors tu en achètes un faux: du genre petite bébelle électronique remuante avec des lunettes à la Blues Brothers et qui danse sur une musique reggae


Le libraire en question 25/02/2010 09:31


je ne crois pas l'avoir vu non plus, par contre j'ai deja vu les peluches de ce personnage là, peluche dans laquelle tu pouvais mettre la main et ca faisait une marionnette. C'etait tres derangeant


Liceal 24/02/2010 17:13


Le homard pourrait devenir un bon ami de la loutre.
De un, tu fais une bonne action (tu en as sûrement l'habitude, ô sinus bouchés):tu le sauves de la marmite et des bidules qu'il a aux pinces.
De deux, euh, non il n' y a pas de deuxièmement.
" ma loutre" est dans mes pattes, cela va bien à dire, mais "mon homard tourne un peu en rond en ce moment", cela laisse à désirer. Il faudra lui donner prénom: Raoul, Mario, Marie-Bedon.




Le libraire en question 24/02/2010 20:16


je sais pas, ca manque de charisme, un homard. Suffit de voir celui dans La petite sirene, qui s'en souvient à part moi?


Sofijane 24/02/2010 12:52


Pourquoi ne pas  adopter (enfin.. acheter) un homard vivant breton (donc noir) à l'étal d'un marché pour tenir compagnie à la loutre ? Ca tombe bien la saison est plutôt entre avril et
septembre. Sauf que le homard parisien a un nette propension à sortir de son trou les veilles de fêtes (Noël, nouvel an, fête des pères.. ). Et sinon, je plebiscite aussi Middlesex (in english, of course).
Courage


Le libraire en question 24/02/2010 20:16


voila, Middlesex fut commandé, j'aurai ca dans une dizaine de jours


Sonia Yazmadjian 24/02/2010 11:47


Eh bien, ça alors ! Une soixantaine de volumes en attente de lecture, c'est aussi le seuil psychologique pour mes achats ! Je croyais être légèrement dérangée mais il  y a peut-être là un
signe d'explication rationnelle (du moins, malgré les loutres, les stagiaires et les moustaches)


Le libraire en question 24/02/2010 12:09


en vrai mon seuil psychologique c'est 80, mais bon, restrictions budgetaires obligent, je descends a 60

les temps sont rudes