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  • : Les libraires se cachent pour mourir
  • : Un libraire se livre (oui bon...). Les doutes, les joies, les peines et les découvertes sans cesse renouvelées dans ce milieu merveilleux. Ou alors c'est simplement le quotidien d'un mec qui lit des Bds et qui est payé pour ça
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 00:17

Oh je sens bien que certains d’entre vous doutent, qu’ils pensent que j’invente tout, qu’en vrai personne ne m’aime, personne ne vient me faire des bisous (non-baveux non-nutellatés), qu’en fait je ne suis qu’une taupe rabougrie au fin fond d’une campagne qui fantasme une vie de libraire à peine crédible. Eh bien je suis en mesure de prouver que tout ceci est vrai, que j’existe, que je me suis rencontré et que oui, parfaitement, tout ce que j’écris ici est vraiment arrivé, ce qui me fait un peu peur, parfois, quand j’y pense.

 

Vous avez été nombreux à vous émouvoir (enfin nombreuses, surtout, les mâles ont de toute évidence un cœur de pierre en granite concret) de ma dernière note. Eh bien figurez-vous que le déluge de marshmallows n’est pas terminé. Car j’étais tout à l’heure à la terrasse de mon restaurant du samedi (celui-là même où officiait naguère notre nymphomane nationale désormais égarée dans la nature, probablement du côté d’Ibiza) quand je vois surgir devant moi et entre deux bouchées de pâtes gorgonzola (il me faut des forces pour affronter un samedi après-midi) les deux garçons de l’autre jour accompagnés de leur mère, cette sainte :

 

- Ah ouf vous êtes là, nous voulions absolument vous voir

 

Bon, elle sourit, donc visiblement j’ai rien fait de mal, il n’y avait rien de douteux dans les paquets de cartes Dragon Ball.

 

- Mes fils voudraient vous dire quelque chose, ajoute-t-elle, leur donnant l’impulsion nécessaire à leur courage débutant.

 

Ils s’avancent vers moi et me tendent un dessin, m’expliquant tout timidement (je suis impressionnant après tout, et le bisou date d’il y a plus de 48 heures, il faut réapprendre à se connaître) que c’est pour moi, pour me remercier.

 

J’ai rougi, je pense, une fois de plus, faudrait pas que ça devienne une habitude, ça va pas avec ma barbe.

C’est pas tous les jours qu’on me fait un dessin, d’ailleurs il me reste un peu de place sur mon frigo et quelques magnets Bone pour tenir tout ça.

 

Et donc la preuve, la voici, le dessin en lui-même. Et n’allez pas croire que c’est moi qui l’ai fait, ce serait une supercherie bien trop élaborée pour me petit cerveau de libraire. Et puis en plus, je dessine beaucoup moins bien.

 

Et oui, parfaitement, je suis le plus cool.

 


 

dessincool.jpg

 

 

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Published by Le libraire en question
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commentaires

Stéphanie 23/03/2010 07:22


c'est sur qu'avec une histoire pareil, seule les commentatrices peuvent réagir :)
il ne me serait jamais venu à l'idée de remettre en cause cette histoire!!!!


Grimmy 23/03/2010 00:34


Excellent ! Ca c'est du cadeau ! Sont chouettes ces loutrons !


Frédéric 22/03/2010 09:33


et pour la maman de ces charmants enfants, n'est-elle pas sensible également au charme du libraire au coeur bien caché sous la fourrure de nounours ? Parce que deux rencontres en 48h...
Mais effectivement, la paternité vous siérait fort bien.


Le libraire en question 22/03/2010 10:22


oh non je pense pas, elle ne se sert pas de ses gamins pour m'approcher de près.

ou alors j'ai vraiment super rien compris aux signaux qu'elle m'envoie (mais il y a des femmes qui sont heureuses en mariage hein)


marie 21/03/2010 21:27


Mais c'est la première planche d'un futur mangaka, ma parole ! C'est juste collector...


Eriol 21/03/2010 13:18


Pourquoi s'inventer une vie de libraire? Moi, si je devai me faire passer pour quelqu'un sur Internet, je me ferai passer pour un aventurier à la vie trépidante qui tue des monstres terrifiants...


Le libraire en question 21/03/2010 13:37


j'ai deja suffisamment de mal a etre credible avec ma vraie vie...qui est trepidante, d'abord