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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 13:04

L’été s’achève (et moi aussi, comme dirait Bruel), enfin tout du moins sa partie de glande vacances, et il est donc temps de dévoiler mes lectures de ces deux derniers mois, en attendant de voir si d’autres romans de la rentrée méritent mon attention qui n’a pas de temps à perdre.

 

Comme dans un miroir (Staalesen) : Une histoire policière tranquille plan plan nordique pas désagréable pour un sou avec une très bonne intrigue. Bon, c’est un rythme à la Derrick hein…

 

La fièvre bâtisseuse (Ollivier) : Comme je n’avais pas été archi convaincu par son dernier roman, celui sur fond de Springsteen, on m’a conseillé celui-ci. C’est vrai que y’a du mieux, même si c’est d’un déprimant, cette histoire d’un type qui passe son temps à passer à côté de sa vie à force de lire des livres de manière obsessionnelle (tousse), jusqu’à ce qu’il laisse tout tomber pour écrire un livre (re-tousse).

 

Hymne (Salvayre) : exercice de style parfaitement réussi autour de l’hymne national de Hendrix à Woodstock. J’avais peur que ça tourne méchamment en rond, et en fait pas du tout. Très impressionnant.

 

Dieu sans les hommes (Kunzru) : j’ai aimé mais j’ai pas grand-chose à en dire. J’aime beaucoup ce genre de roman semi-polyphonique avec des pièces de puzzle qui se mettent en place au fur et à mesure, même si je trouve que d’autres s’y sont essayés avec plus de réussite encore. Forcément. Ça me fait penser que, alors que je patientais dans une salle d’attente ce livre à la main, un homme m’a alpagué en me demandant si c’était un livre sur la religion (pas vraiment mais un peu quand même) et qu’il allait se sentir seul, Dieu, sans nous. Certes. Comme quoi, la lecture ça rapproche.

 

Les quatre livres (Lianke) : eh beh, ça c’est du roman. Qui reprend, donc, toute la période du Grand bon en avant, avec ses absurdité et sa course à la productivité à tout prix. Au prix de nombreuses vies, surtout, qu’on n’hésitait pas à « reprogrammer ».

 

Le banquet des affamés (Daeninckx) : plaisant. Et puis j’ai appris des trucs en plus sur la Commune, c’est toujours ça de pris.

 

Karoo (Tesich) : si j’ai tout bien compris, c’est un peu un des phénomènes de l’année, toutes proportions gardées. Et tant mieux pour l’éditeur, qui est un chouette éditeur (Monsieur Toussaint l’ouverture). Après, c’est vrai que c’est très bien, même si je trouve qu’au bout d’un moment ça tire un peu trop sur la ficelle du pathos. Mais ça c’est parce que j’aime bien pinailler. Reste que ça se lit tout seul, que c’est un très bon moment de lecture, que le personnage est original et que le livre est beau.

 

Journal d’un tueur sentimental (Sepulveda) : Roman à la limite de la nouvelle, sur un tueur à gages qui va faire la connerie de tomber amoureux. Le con.

 

G229 (Blondel) : je n’avais jamais lu de Blondel. Et je ne regrette pas d’avoir franchi ce pas monumental. C’est frais et léger sur un sujet pourtant casse gueule en puissance (les souvenirs d’un prof). J’irai voir du côté de ses autres romans, du coup.

 

Quand l’empereur était un dieu (Otsuka) : récit de guerre, vu du côté d’une famille d’immigrés Japonais  qui ont du tout laisser aux US après Pearl Harbour et qu’on trimballe de camp en camp sans trop savoir qu’en faire. Ça fait froid dans le dos, un peu.

La vengeance du Wombat (Cook) : histoires courtes délirantes dans le bush Australien. C’est rigolo. A petites doses.

 

Adios Hemingway (Padura) : très bon polar autour du personnage fascinant d’Hemingway, soupçonné d’avoir mis fin volontairement aux jours d’un autre que lui.

 

Kushiel (Carey) : bon, cette saga m’a occupé un certain temps du haut de ses 2 100 pages réparties sur trois tomes. Mais ça vaut l’investissement tellement c’est grandiose. Très peu de fantasy, même s’il s’agit d’un monde imaginaire (enfin dont on devine très bien le parallèle avec notre géographie à nous), très peu de magie, mais beaucoup d’intrigues de cour (et de cul) et d’aventure. Et surtout, surtout, c’est très bien écrit (et traduit), très dense, et d’une intelligence rare dans le genre. Si vous aimez vous évader mais que vous êtes tout de même un minimum exigeants, foncez-dessus et ne vous fiez pas aux couvertures immondes, c’est un leurre.

 

Haroun et la mer des histoires (Rushdie) : écrit pour son fils suite aux Versets Sataniques, voilà un texte qui jubile de partout avec tout plein de très bonnes idées et d’imagination. Assez jouissif.

 

La pluie de néon (Burke) : Robicheaux dans ses premières aventures. Toujours la talent de Burke, malmené par une traduction pas toujours à la hauteur (comme Ellroy, en somme, ce qui est logique vu que c’est le même traducteur).

 

Onitsha (Le Clezio) : ouaip, c’est très bien aussi (et là je vois que j’ai rien à en dire. C’est du Le Clézio quoi)

 

L’hôtel New Hampshire (Irving) : toujours très plaisant de vieilles pantoufles de retrouver du bon Irving (parait que y’en a du mauvais, je vais les éviter ceux-là). La seconde partie part un peu dans tous les sens, mais c’est finalement pas pour me déplaire. Non, vraiment, c’est chouette.

 

Tous les diamants du ciel (Claro). Bon. N’y allons pas par quatre chemins : il faut lire Tous les diamants du ciel. C’est un grand livre. Certes, il ne faut pas non plus avoir trop peur et aimer être soufflé par une syntaxe et maîtrise de la langue hors du commun, mais ça tombe bien, c’est pile mon cas. Je rassure tout le monde : le fond est à la hauteur, hein, c’est pas un machin illisible. C’est un machin qui marque. Chaque phrase marque. D’ailleurs j’y retourne.

 

 

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Published by Le libraire en question
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