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  • : Les libraires se cachent pour mourir
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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 22:42

Pas de billet normal pour cause de doute passager qui va se dissiper à n’en point douter, pour le coup. Mais une liste de lectures néanmoins, histoire de vous mettre un peu de moi sous la dent. De rien.

 

 

House of leaves (Danielewski) : livre objet de folie furieuse, très impressionnant à aborder, mais qui au final se lit bien  et s’apprivoise sans trop de problèmes. Foncez si vous aimez tout ce qui est atypique, d’autant plus que l’exercice de style ne prend pas obligatoirement la place de l’intrigue, qui se joue sur trois niveaux différents.

 

L’adieu aux armes (Hemingway) : moi qui ai beaucoup de mal avec les récits de guerre, je dois dire que là c’était chouette comme tout (oui, parfaitement, je viens de traiter Hemingway de chouette). Bon, je trouve la fin un poil exagérée, mais j’imagine qu’il avait un message à faire passer.

 

The big sleep (Chandler) : parce que, ma foi, ‘fallait bien le lire un jour et que, ma foi (bis) c’est point désagréable

 

V (Pynchon) : je voulais l’aimer, ce livre, y plonger à jamais et ne jamais refaire surface, même pas pour venir en parler ici. Mais rien à faire. J’ai apprécié le tour de force littéraire (ça va, le mec il maîtrise), mais pfiou, ça m’a profondément ennuyé, alors même que j’avais beaucoup aimé Vente à la criée…J’ai encore Gravityés Rainbow sur ma pile, ceci étant, je vais pas baisser les bras comme ça.

 

Méridien de sang (McCarthy) : je sais pas comment il fait, Cormac, pour apporter une telle tension dans ses récits. J’ai rarement lu quelque chose d’aussi violent, et pourtant j’en ai lu des trucs limites. Mais là c’est grandiose, on est transporté à cette époque, en plein dans sa cruauté la plus totale. Deadwood à côté c’est de la rigolade (outre le fait que ça n’a rien à voir, je sais)

 

The bridge of san luis rey (Wilder) : roman court bien articulé aux divers personnages ciselés. Bon, après, ça m’a pas non plus passionné.

 

Viva Cuba libre (Leonard) : du roman pop corn (sans que ce soit péjoratif) qui se lit comme on regarde un film. Ce qui, vu l’écrivain en question, n’est pas plus étonnant que ça. Vite lu, vite oublié, plaisant tout de même.

 

Septentrion (Calaferte) : grosse plongée autobiographique assez impressionnante, bourrée d’images et de sexe. Je prends.

 

Herzog (Bellow) : ouais c’est coolos, mais je préfère Roth (aussi fin soit-ce)

 

Lunar Park (Ellis) : j’ai absolument adoré la première partie, les cinquante pages autobiographiques du début. Rien que pour ça ça valait le coup. Beaucoup aimé dans son ensemble, même si y’a quelques passages un peu nases vaseux avec un furby dedans.

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Published by Le libraire en question
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commentaires

Estelle 07/04/2011 12:20



Dorothy, Alice... J'y étais presque, elles sont toutes les deux blondes ! (ceci sans aucune marque d'ironie hein)



Estelle 05/04/2011 14:56



Toujours de Danielewski, "Only Revolutions", avec un concept de livre-objet (du recto/verso, attendez-vous à manier l'objet dans tous les sens) ET un contenu qui se
défend. Je l'ai lu en français (traduc de Claro, qui est aussi un auteur aussi fou avec son roman qui vient de sortir, je ne sais plus le titre, le remake de Alice !), et je pense qu'en anglais
ça doit être pas mal du tout.


Bref, je vous le conseille ! :)



Le libraire en question 05/04/2011 15:04



ah oui je l'avais reperé (Only revolutions), mais lu tellement de critiques negatives qu eje m'en mefiais naturellement. Mais je note le conseil, du coup, merci!


 


et j'ai adoré le Claro, qui est sur DOrothy et Oz hein, pas Alice, mais je chipote pour chipoter



maud 06/10/2010 12:58



La Maison des Feuilles, je l'avais lue à sa sortie et j'avais beaucoup aimé. Il m'avait emmené loin ce livre alors que je ne voulais pas me laisser faire, je trouvais le livre trop "concept".
Bien sûr, je l'avais lue en français... C'est moins classe. PAr contre, j'ai lu les Pilliers de la Terre en anglais et régulièrement Hamlet aussi. Mais bon, je veux pas me la péter. Merci pour
vos listes!!



Le libraire en question 07/10/2010 00:40



oui, y'a pas que du concept pour faire concept, c'est ce qui est appreciable (ceci etant, le niveau d'anglais de la maison des feuilles est pas extraordinaire, ca doit pas etre moins accessibles
que les pilliers de la terre et ca l'est bien plus que Hamlet)



Baronne Samedi 04/10/2010 21:22



Merci, le gone ;o)



Baronne Samedi 04/10/2010 20:46



Je suis désolée d'être un bourrin obstiné, mais bien que je sache à présent qu'un furby est un jouet en forme vague de gremlin, je n'ai pas compris pour autant la formule "nase avec un furby
dedans".... (mince ! je n'aurai pas dû rater ma séance de rejuvénation au Centre de l'Age d'or, encore une fois et je finirai en soleil vert)



Le libraire en question 04/10/2010 20:53



c'est gentil en tout cas d'artificiellement me traiter de jeune, j'aime bien


 


et sinon, c'est tout bête: dans le récit, il y a un furby (enfin qui n'a pas le nom de furby histoire d'eviter des proces en tout genres). Tous les passages un peu fantastiquo horreur avec ce
furby au centre de l'intrigue sont, à mon sens, un peu nases, un peu tout nuls, un peu blah