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  • : Les libraires se cachent pour mourir
  • : Un libraire se livre (oui bon...). Les doutes, les joies, les peines et les découvertes sans cesse renouvelées dans ce milieu merveilleux. Ou alors c'est simplement le quotidien d'un mec qui lit des Bds et qui est payé pour ça
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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 16:56

J’ai commencé l’année par des textes courts (100 ou 200 pages, rarement plus). Donc on dirait comme ça que y’en a plein et que j’ai passé mes journées et nuit à ça, mais en vrai non (enfin juste un petit peu).

 

 

Rosa Candida (Olafsdottir) : moi ça m’a un peu fait penser aux héros de certains romans de Murakami (Haruki), et c’est un compliment. C’est tout chouette tout sourires.

 

La belgariade (Eddings) : j’ai aussi décidé, en ce début d’année, de me lancer dans un grand cycle d’Héroïc Fantasy. Eh oui, j’ai des envies un peu étranges parfois, l’équivalent de vouloir manger des cornichons avec de la mayonnaise (j’aime les deux, y’a pas de raisons). J’ai vraiment beaucoup aimé, c’est très bien écrit et il y a dix idées par page. Bon après, c’est archi classique façon Seigneur des Anneaux, mais ça fonctionne très bien. Et pourtant, on y retrouve tout ce qui peut m’agacer dans ce genre (les noms à la con, les cartes etc.), mais là ça passe. Bon, sur les cinq tomes j’ai surtout aimé les 3 ou 4 premiers, le cinquième est un peu plus pénible tellement il se concentre trop sur l’aspect politique et non sur l’aspect aventure.

 

Effroyables Jardins (Quint) : comme quoi un texte très court peut délivrer de nombreux messages et être archi prenant

 

Sans nouvelles de Gurb (Mendoza) : ça m’a beaucoup fait rire. Ce qui n’est pas rien.

 

Je n’ai pas peur (Ammaniti) : ouais c’est sympa, une tranche de vie avec des gamins et des méchants et une tension croissante

 

Passion Simple (Ernaux) : superbe texte sur une relation adultère et sur les sentiments féminins.

 

Le labyrinthe grec (Montalban) : Je ne connaissais pas Pepe Carvahlo et ma foi, c’est du bon polar littéraire et j’ai bien l’intention d’en lire plus.

 

Le nom sur le bout de la langue (Quignard) : ça commence avec un conte plutôt basique sans grand intérêt, et soudain paf, énorme réflexion sur la langue et la recherche des mots et ce que c’est qu’écrire

 

Sonietchka (Oulitskaïa) : me souviens même pas l’avoir lu celui là. Pas certain que ce soit très bon signe

 

Pereira prétend (Tabucchi) : bon bah encore un chef d’œuvre de Tabucchi, sur ce qu’est le totalitarisme et les différentes façons de le combattre.

 

La ballade du café triste (McCullers) : je ne sais pas comment elle fait Carson pour donner autant vie à ses personnages et croquer à la perfection toutes ces scènes de vie. Et ce pessimisme constant…

 

Oncle Petros et la conjecture de Goldbach (Doxiadis) : donc en fait c’est un type qui passe sa vie à tenter de démontrer un théorème indémontrable. Voilà voilà. Je voulais tenter de me rendre un peu plus intelligent en lisant un roman sur les maths (et j’ai tout compris, youpi), mais ça aurait été mieux si ça n’avait pas été écrit avec un style passe partout pénible.

 

Les yeux secs (Cathrine) : j’en pense pas grand-chose, tiens. Mais c’est bien quand même hein.

 

Les locataires de l’été (Simmons) : j’ai été effaré par la traduction. Mais alors vraiment. Traduire ‘we’re an item’ par ‘nous sommes des objets’ et ‘don’t beat yourself over it’ par ‘te frappe pas pour ça’, ça me dépasse. C’est con parce que sorti de ça, c’est quand même un très bon texte, dans le fond.

 

Un soir au club (Gailly) : beaucoup aimé la langue (that’s what she said).

 

La Ballade de l’impossible (Murakami) : j’aime toujours autant. Il me donne toujours autant envie d’écrire. Sacré Murakami.

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Published by Le libraire en question
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commentaires

Stella J. 02/02/2011 12:00



je confirne pour Tabucchi : é un grande ! j ai beau avoir mangé du Tabucchi en veux tu en voilà pr mon memoire eh ben je n ai jamais eu la nausee bien au contraire ! je conseille aussi "Piazza d
Italia" du meme monsieur texte court aussi et formidable.



Baronne Samedi 01/02/2011 21:42



En tout cas, j'aurai découvert "we're an item" ce qui m'a valu une bonne recherche de l'origine de l'expression jusqu'aux années 30 !



Le libraire en question 01/02/2011 23:31



je me sens tellement utile tout d'un coup que j'en pleurerais presque



Gélule 01/02/2011 17:12



Je déteste les traductions pourries où on devine quelles sont les expressions d'origine traduites mot-à-mot.... faut avouer que c'est quand même rare, mais du coup pour tous les textes
anglo-saxons j'hésite parfois à les lire en français! Sinon merci pour Montalban, j'étais en attente d'une nouvelle série de polars bien (rien de fameux depuis que j'ai éclusé les Wallander,
c'est d'un triste!).



Ma 01/02/2011 15:26



"La lamentation du prépuce" c'est pas spécialement court mais qu'est ce que c'est rigolo (enfin, des fois c'est faussement drôle et décontracté) ! C'est pas un texte court mais ca passe
comme un granola au goûter.Bref je voulais vous le conseiller même si aucun lien avec l'article. Oualà !



Le libraire en question 01/02/2011 23:26



oui je l'ai lu, j'aime bien Sedaris


 


 


edit: je dis Sedaris, mais c'est Auslander, bien entendu (mais j'aime bien Sedaris quand meme)



le moine 01/02/2011 14:44


@traducteur grincheux C'est parce que vous manquez de talent, cher confrère ! Moi, mes clients me font régulièrement savoir à quel point ils apprécient mon travail. :-p Trêve de plaisanterie, le
but de notre métier étant de nous rendre invisibles, il n'est pas étonnant que les lecteurs râlent quand ils nous voient et nous oublient quand nous faisons bien notre travail. Mais, pour connaître
un peu le libraire (je peux même vous donner l'adresse de son échoppe si vous souhaitez aller lui mettre votre poing dans la figure), il sait reconnaître nos mérites.


Le libraire en question 01/02/2011 23:26



ouais d'abord, bien dit!


 


un bisou Britney de plus, pour la peine