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  • : Les libraires se cachent pour mourir
  • : Un libraire se livre (oui bon...). Les doutes, les joies, les peines et les découvertes sans cesse renouvelées dans ce milieu merveilleux. Ou alors c'est simplement le quotidien d'un mec qui lit des Bds et qui est payé pour ça
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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 00:46

Un des avantages de l’été, c’est qu’il n’y a pas de sorties Bd. L’autre avantage, c’est que je prends quelques semaines de vacances (bien méritées, trouvé-je) loin de la folie bloguesque et de mes lecteurs chéris, loin de tout phylactère (hors de question de lire une seule Bd pendant au moins 1 mois ½) et loin de mes clients (chéris aussi). Tout ceci mène inéluctablement au fait que youpi, j’ai plus de temps pour lire ma pile de romans en retard en attendant d’être happé de nouveau par l’implacable rentrée et son cortège de sucreries alléchantes (je ne parle pas de mes apprentis hein, mais de livres. De toutes sortes. Je sais me tenir et être pro. Très).

 

Donc voilà la liste des lectures qui ont retenu mon attention ce dernier mois, alors que sonne la cloche de la rentrée dès mardi, signifiant que allez, fini la glandouille, on sort ses cahiers et ses crayons de couleur, en rang deux par deux, c’est déjà le mois d’août, ca veut donc dire que Noël n’est pas loin, allez, on reprend place sur la grande roue annuelle.

 

L’homme qui marchait sur la lune (McCord) : plutôt intéressant, comme souvent chez Gallmeister

 

Waylander (Gemmell) : pas son plus mémorable, mais les ingrédients sont là

 

Un bonheur insoutenable (Levin) : de la dystopie fort intéressante, à ranger aux côtés de 1984 et Le meilleur des mondes. De très bonnes idées et une bonne fin.

 

Chroniques de l’oiseau à ressort (Murakami) : je ne m’en lasse pas. J’ose à peine lire les livres de sa ‘deuxième période’ de peur d’être déçu, mais en tout cas celle-ci me plait énormément.

 

Eloge de l’ombre (Tanizaki) : texte court sur ce qu’est le beau au Japon, pour Tanizaki. Ça m’a fasciné. Mais en même temps, je peux être fasciné par des choses un poil obscures, sans mauvais jeux de mots.

 

La lune était noire (Connelly) : il traînait par là, j’avais envie de lire un polar vite fait, ça a parfaitement rempli son office.

 

Une forme de vie (Nothomb) : bon je dois admettre que là c’était surtout par curiosité malsaine. Comme beaucoup, j’ai lu du Nothomb il y a 15 ans, avec pas mal d’enthousiasme d’ailleurs, jusqu’à ce que l’achat du Nothomb annuel me plonge dans un état de perplexité intense à chaque fois. Le dernier que j’ai du lire c’était Antéchrista, qui était très mauvais, presqu’autant que Robert des noms propres et à peine plus que Cosmétique de l’ennemi. J’ai récupéré le SP de son dernier (enfin en attendant celui de la rentrée), je me suis dit que allez, voyons voir ça, et pfiou, pour voir, j’ai vu. J’ai surtout vu que ça se lisait en 20 mn (chrono) et que c’est une sorte de foutage de gueule intégral. C’est peut-être ça, le concept.

 

Things fall apart (Achebe) : ça fait partie des romans que tout anglo-saxon (surtout Américains) a sur sa liste de livres à avoir lus. Les rapports qu’ont des villageois Nigérians avec les colons évangélisateurs, ainsi que la mode de vie de ces premiers.

 

La filière émeraude (Collins) : ouaip ça va, ça se lit (ça donne envie hein ?)

 

Le chant d’Albion (intégrale en 3 tomes) : c’est ma lecture médiévale plus ou moins fantastique de l’été. Bon, ça fait 1 500 pages en tout, et faut réussir à dépasser les 300 premières, qui ne servent pas à grand-chose sinon lever les yeux au ciel, mais par la suite y’a 2 ou 3 choses intéressantes.

 

La montagne de minuit (Blas de Roblès) : difficile de succéder à l’immense Là où les tigres sont chez eux, mais ma foi, sans arriver à sa hauteur, c’est une lecture très plaisante et intelligente.

 

Un hiver à New York (Stringer) : les récits vrais et sans concessions d’un SDF à New York devenu responsable éditorial d’un journal gratuit distribué par ces mêmes SDFs.

 

1984 (Orwell) : étonnamment, je l’avais jamais lu. Je fus pas déçu. C’est pas un de mes livres préférés, mais je m’attendais pas à être autant pris dans l’histoire et ses subtilités.

 

La mort d’Artemio Cruz (Fuentes) : alors faut un peu s’accrocher car Fuentes joue avec les styles et ne donne rien sur un plateau, mais pour peu qu’on reste concentré, c’est un vrai bonheur de lecture.

 

Antigone (Bauchau) : suite donc de Œdipe sur la route, avec cette fois-ci Antigone toute seule comme une grande qui tente d’empêcher la guerre entre ses frères. J’en pense la même chose que son précédent, à savoir le plus grand bien. Bon après, mieux vaut s’intéresser un minimum à la mythologie et aux drames Grecs.

 

Le making of de Toro (Sundeen) : moui, suis pas trop convaincu. Y’a des choses rigolotes dans tout ça, mais ça devient vite lassant (en gros c’est un type qui explique de manière humoristique détachée comment il a écrit ce livre sur les corridas (livre qui n’existe pas hein, c’est de la fiction), et comment que c’est d’être auteur dans ce monde impitoyable) et on se demande franchement où il voulait en venir, au final ?

 

Le loup des mers (London) : en voilà un roman qu’il est chouette. Tous les ingrédients sont là pour réussir un grand roman d’aventure (même si paraît il que ça l’agaçait qu’on le réduise à ça) avec des personnages hors du commun loin des clichés.

 

Et là j’en suis à la moitié du dernier Stephen King, Under the Dome, qui est un gros pavé de 1 000 pages, et qui est du pur King dans toute sa splendeur passée période The Stand (Le fléau). D’ailleurs l’idée lui est venue à cette époque là, avant qu’il ne s’y remette en 2007. C’est pas génial, mais en tout cas il sait raconter une histoire et surtout mettre en place une foule de personnages différents.

 

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Published by Le libraire en question
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commentaires

maud 10/08/2011 20:50



Cher Libraire, contente de ton retour avec annonce de pics passionnants dans ta prochaine saison...


Pour tes propositions de lecture, je ne sais trop si ça m'angoisse tous ces bouquins qui m'intéressent et que je n'ai toujours pas lu parce que je butine à droite à gauche... ou si je m'en
réjouis parce que ça ne peut vraiment pas faire de mal, de la lecture sans modération, rare actuellement... Bref, je passe d'un sentiment à l'autre, mais je dors quand même la nuit!!


Bonne rentrée.



Le libraire en question 12/08/2011 09:22



Le tout c'est de reussir à s'en sortir avec soi meme, finalement !


 


j'essaie de ne pas penser à tous les livres que je ne lirai jamais, pour ma part..



jerome 01/08/2011 10:02



Tiens, moi aussi j'en suis à la moitié du Dôme !


Et ça faisait longtemps qu'un Stephen King ne m'avait pas autant emballé. Peut être bien depuis Sac d'os.


Par contre c'est sur qu'il aurait pu faire plus court et que certains passages tournent un peu en rond. Mais il est quand même très fort. Surtout dans sa façon de décrire l'aspect psychologique
de ces personnages.



Le libraire en question 04/08/2011 09:23



ouaip, je l'ai terminé l'autre jour, et suis assez d'accord avec tout ca



nanou 01/08/2011 09:32



dans la série 1894, si tu ne l'as pas lu essayes "Nous autres" de Zamiatine. Roman référant pour Orwell comme pour Huxley (le meilleur des mondes).



Le libraire en question 04/08/2011 09:24



noté !