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  • : Les libraires se cachent pour mourir
  • : Un libraire se livre (oui bon...). Les doutes, les joies, les peines et les découvertes sans cesse renouvelées dans ce milieu merveilleux. Ou alors c'est simplement le quotidien d'un mec qui lit des Bds et qui est payé pour ça
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:24

Je suis littéralement épuisé. D’ailleurs, je ne sais pas trop comment on peut être épuisé autrement que littéralement, mais passons, je préfère ne pas souligner trop souvent mes écarts d’écriture, histoire de garder l’illusion que je sais à peu près écrire alors qu’en vrai c’est que de l’esbroufe. C’est ce que je reprochais à Bastien Vivès d’ailleurs, dans ses Bd : de ne faire que dans la démonstration de regardez comme je découpe les mouvements et comme les cheveux bougent dans le métro en dansant dans les longueurs de la piscine. Et là, il s’en défait enfin avec Polina, nous fait un très bon album, mais quand même, j’arrive pas à m’emballer. Probablement parce que tout le monde s’emballe largement assez comme ça et largement assez pour deux. Je suis un sale con élitiste, ça se confirme jour après jour, il est temps que je me reprenne, je vais exorciser tout ça en lisant le second tome de l’adaptation du roman (sic (tousse (kof)) de Marc Levy chez Casterman. Je meurs d’envie de savoir si leur amour impossible de gens beaux va se transformer en amour possible de gens encore plus beaux.


J’aimerais affirmer haut et fort que je suis épuisé pour cause de vie de débauche, d’allers-retours à Dauville pour flamber en costard (je refuse catégoriquement de porter une cravate, quelle que soit l’occasion, y compris mon propre mariage (un nœud papillon, à la rigueur, pourquoi pas, ça ira avec mes tongs), du coup je suis pas sûr qu’on me laisse rentrer les soirs de gala habillé avec kinder pingui offert à chaque entrant), d’orgies orgiaques jusque pas d’heure, de brûlage de vie par les deux bouts du rock n roll no future, de marelles toute la nuit avec des enfants insomniaques.  Sauf que mon épuisement vient précisément de mon sommeil. Qui ces derniers temps est incroyablement pas réparateur. La nuit, pendant la phase de sommeil, on est censé tout évacuer le subconscient, classer les informations de la journée, consolider la mémoire (c’est pour ça qu’il vaut mieux relire ses cours avant de dormir) et libérer les hormones (woohooo). L’ensemble menant dans le meilleur des cas à de fol rêves érotiques lubriques, et dans le pire des cas à des rêves érotiques lubriques avec sa grand-tante (ou sa loutre, mais ça reflète un subconscient vraiment tordu et mieux vaut consulter Freud de suite pour savoir ce qui s’est passé, au juste, après la tétée à l’âge de 8 mois).

 

Or donc moi au lieu d’évacuer et classer et consolider et aimer, me voilà coincé pendant mes rêves dans la librairie. Avec mes clients. Et mes tableaux de suivi d’activité. Et mes problèmes divers et variés liés à des écarts de stock incompréhensibles. Dans mes rêves, en ce moment, donc, je conseille des vraies bds du moment à des clients, je renseigne, je résous des problèmes très compliqués qui impliquent des vrais chiffres de la librairie. Bref, je bosse plus en 20mn de rêves qu’en 8 heures de boulot, c’est n’importe quoi. Et fort peu reposant. Et très peu gratifiant car je suis sûr que la personne que j’ai pris le temps de brillamment conseiller ne se rappellera pas, elle, de son rêve de son côté (j’aime bien l’idée des rêves liés. Que Maggie Gyllenhaal rêve elle aussi de moi au moment où elle me montre ses bas sortis tout droit de The Secretary. ‘faudra que je demande à ma loutre, tiens).

 

Comme j’ai fortement tendance à radoter, je ne sais même plus si je vous ai déjà raconté que j’ai des accès de somnambulisme. Dans le doute je vais prendre le risque de me répéter, car je crois en l’apprentissage par la répétition et le mimétisme, et je crois (bis) que donc vous apprendrez à m’aimer si je me répète suffisamment.

J’ai eu trois accès recensés de somnambulisme dans ma déjà longue vie :


-  A 11 ans je me suis retrouvé au réveil dans le lit de mon frère, avec lui à côté, qui avait le culot de me demander ce que je faisais là. ‘Ben non, qu’est ce que toi tu fais là’ fut ma réponse inspirée (j’étais très ‘miroir magique de celui qui dit qui est’ dans ma jeunesse), avant de regarder autour de moi, me rendre compte que c’était pas ma chambre, de prendre un peu peur, et de le faire jurer de ne jamais en parler à qui que ce soit (tu parles)


- A 13 ans apparemment j’errais dans le couloir de ma maison comme une âme en peine à la recherche de je ne sais quoi, traînant tel Linus un drap, celui de mon lit, et réclamant ma maman. Je ne sais pas trop où j’allais ni ce que je lui voulais, mais si j’en crois le récit qu’elle m’en fit, je suis retourné sagement me coucher. Sage est un adjectif que me va assez bien, d’ailleurs, donc ça ne m’étonne pas plus que ça.

 

- Vers l’âge de 25 ans (donc il y a près de 10 ans, quitte à me vieillir prématurément), j’ai pris la peluche à côté de moi (posée sur la table de nuit, je précise. Je ne dors pas avec des peluches. Ça prend beaucoup trop de place) et l’ai confiée à la demoiselle qui partageait alors ma couche en lui demandant d’en prendre bien soin. Ce qu’elle fit, mais sans oublier de bien se foutre de ma gueule le lendemain au réveil .‘Non mais n’importe quoi, j’te crois même pas’ fut ma réplique inspirée.

 

Donc voilà, j’ai déjà un lourd passif de sommeil agité. Pour ce soir je vais mettre toutes les chances de mon côté et filer regarder le téléfilm érotique d’M6. Hophophop.

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Published by Le libraire en question
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commentaires

Stella J. 15/04/2011 21:15



Moi je te remettrais volontiers au lit :) surtout si tu as tes tongs et ton neud pap assorti :))



Le libraire en question 17/04/2011 11:17



ah bravo



dji 15/04/2011 19:59



Dauville combien de librairies?



Le libraire en question 17/04/2011 11:17



de hein quoi?



Gulby 15/04/2011 16:28



Y'a pas d'âge pour le camping, m'enfin !!! Surtout quand on parle de camping sauvage dans des terres sauvages z'et inexplorées !!! Où les loutres sautillent dans l'eau claire que nulle pollution
n'a souillée ! Où l'air est si pur que même les nuages sourient et chantent !!! o/ (Je vous jure que je ne fume rien et que je n'ai pris aucune drogue.)



Le libraire en question 17/04/2011 11:16



je prefere la piscine de l'hotel où les loutres plongent dans le chlore teinté d'urine de mioches mal tenus



la jèremulie 15/04/2011 10:50



Ah, je n'ai pas facebook. Désolée pour la redite.



Le libraire en question 15/04/2011 11:41



oh bah c'etait plus histoire de dire 'han mais ouais carrement' que 'non mais vous allez suivre un peu?'



Gulby 15/04/2011 10:11



Please turn on your magic beam ! :D C'est un peu du grand n'importe quoi, de rêver du boulot comme ça. Ceci dit, je peux comprendre : durant une période assez floue de ma pré-adulescence (ho ho
ho) j'ai été caissière, et la nuit, je rêvais du prix des melons, des tomates, et j'entendais le "bip bip" incessant de la caisse... -__-' J'ai toujours eu des rêves très bizarres (je ne suis pas
la seule à le penser), et j'ai bien de la chance de ne pas être somnambule, sinon je pense qu'on m'aurait déjà foutur en asile, vu le contenu de mes rêves.


 


Ceci dit, ne faites jamais de camping avec des amis après une longue période d'abst... de célibat : d'expérience, ça peut donner des choses très drôles pour ceux qui vous regardent, mais pas pour
la victime d'un assaut nocturne très ambitieux, ni pour la personne somnambule... xD



Le libraire en question 15/04/2011 11:42



tu sais que tu m'inquietes vraiment, parfois?


ca te rend attachante hein, mais quand meme


 


et pour la camping, c'est pas trop un risque de mon coté, suis bien trop vieux pour ca